L’heure de se mettre au vert
Un poignet qui verdit de plaisir ?
Sur les montres, le vert joue de toute sa palette : tilleul velouté, olive façon cocktail, forêt énigmatique, d’une vivacité acidulée ou phosphorescent. Apparue discrètement dès les années 2000, la teinte s’impose dès 2020 – jusqu’à s’installer parmi les basiques, avec cette fraîcheur qui fait son originalité.

Esprit libre
A la fois sage et impertinente, voici Edmond Dantès de la jeune maison 1977.
Les codes élégants d’une dress watch sont bien là. Et pourtant, son cadran soleillé et bracelet assorti explorent une nuance inattendue. Un vert profond, comme venu du Sud, là où les oliviers pèsent sous le poids des fruits.
Ce classicisme décalé naît du savoir-faire des ateliers Pierre Lannier, près de Strasbourg, à l’initiative de 1977. La maison signe des montres au statut rare, seules certifiées « Origine France Garantie » – animées par un calibre automatique France Ébauches.
Une citation de Paul Valéry apparaît au dos de la montre : « La plus grande liberté naît de la plus grande rigueur ». Des mots fort à propos pour cette édition vert olive, limitée à 99 exemplaires et à déguster de façon exclusive.
Totem tortue
Après la White Shark et la Red Viper, Eska dévoile la version Green Turtle de son Amphibian 250. Hybride entre batracien et reptile marin ? Toujours est-il que ses solides fondamentaux de plongeuse s’imposent : lunette unidirectionnelle, lisibilité puissante, étanchéité à 250 mètres. Une base fonctionnelle, tournée vers l’action.
La Green Turtle crée la fascination, avec son allure à mi-chemin entre outil et objet de style. Une présence graphique affirmée, aux index surdimensionnés et repères cubiques sur la lunette. Le tout souligné par la subtilité d’un vert fumé en clin d’œil à cette figure marine de résistance et de longévité. Animée par un mouvement automatique, la pièce est produite à 136 exemplaires, comme 136 brasses d’étanchéité.


Vert pur
Une nuance vive fait pulser l’énergie rafraîchissante de la JB200 Aquastrike de Jacques Bianchi Marseille. Comme un appel vers les abysses ou les forêts profondes, la montre cultive son héritage de montre de plongée. Le bracelet en caoutchouc style Tropic apporte sa dose de charme vintage – et fait rêver aux grandes décennies d’exploration sous-marine. Son cadran vert assorti développe une allure quasi monochrome, contrasté par le gris de l’acier de la boîte. Un statement !
Une évolution inspirante, fidèle à l’ADN marseillais de la marque, mais aussi une montre-instrument ancrée dans une approche horlogère du temps, dotée d’un mouvement mécanique automatique.
En mode icône
Ma Première Grand Modèle de Poiray joue à la perfection une ensorcelante partition : celle d’un bijou devenu signature, montre emblématique de la place Vendôme. Boîtier aux volumes à la fois délicats et sensuels, cadran en nacre ponctué de diamants, lignes féminines… Quelle élégance !
Un vert tilleul d’une douceur infinie métamorphose l’allure de la montre – en un geste, grâce à un bracelet interchangeable. Une nuance à la fraîcheur immédiate, libre et presque ludique en regard du classicisme du cadran. Ce jeu de variations fait de Ma Première Grand Modèle un objet vivant, en constante évolution – pour se réinventer tout en gardant son identité.


Lumineuse
Il est temps de sortir des sentiers battus ! L’AM2 Nyctalope de March LA.B explore un territoire aussi original que radical. Son boîtier en carbone forgé mêle noir et reflets verts. Regardez-la dans les yeux… cette matière hypnotique absorbe la lumière pour devenir phosphorescente dans le noir. Le cadran devient tout aussi spectaculaire, illuminé d’index taillés dans des blocs luminescents.
De jour, son cadran joue sur une note de vert profond très chic. Son motif s’inspire du jacquard, assorti à deux bracelets interchangeables Julien Faure. En coulisses, la mécanique horlogère respire la fraîcheur verdoyante du Jura – premier mouvement issu du partenariat entre la manufacture suisse La Joux-Perret et la maison familiale bisontine Humbert-Droz.
En fil rouge de l’horlogerie française, le vert : du vert olive feutré d’une dress watch à l’éclat luminescent d’une pièce high tech. Couleur du vivant, du temps qui se régénère, il surprend, sans bousculer. Au-delà des effets de mode, ce pas de côté chromatique permet aux marques de regarder le temps autrement, d’affiner leur proposition sans renier leur identité. Pour créer des montres qui séduisent – longtemps.
